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La Torah nous enseigne que le monde
a été créé par la “parole”.
Lorsqu’un homme parle, il faut pour le comprendre, entendre
tous les mots qu’il prononce. L’ensemble des mots
forme une phrase avec un sujet, un verbe et un complément
que l’oreille de celui qui entend, peut alors déchiffrer.
Parfois, un mot inaudible ou non entendu rend la phrase incompréhensible.
Il en est exactement de même pour
la parole divine. Chaque chose, dans ce monde n’est qu’un
des “mots” du Créateur. En créant, il
prononca une “phrase”, mais pour la comprendre, il
faut rassembler toutes les parties de la création et retrouver
le “verbe”, le “sujet” et le “complément”.
Ce point est fondamental dans le domaine des sciences, par exemple.
Contrairement à l’idée, fort répandue,
toutes les sciences sont étroitement liées les unes
aux autres comme les mots d’une même phrase.
Aussi étonnant que cela puisse paraître, il est impossible
d’atteindre la véritable connaissance de la physique
sans approfondir aussi tous les autres domaines de la science
comme la psychologie, par exemple ou la sociologie! Autrement
dit aucun homme ne peut arriver à la connaissance totale
de ce qu’il étudie non parce qu’il n’y
a pas de limites à cette connaissance mais tout simplement
parce qu’il lui est impossible de connaitre le reste.
Chaque “savant”, dans son domaine, ressemble à
celui qui voudrait comprendre une phrase en ne se concentrant
que sur un seul mot! Bien qu’il soit indéniable que,
malgré tout, l’humanité progresse, rares sont
ceux qui perçoivent déjà l’unité
fondamentale qui régne au sein de la création. Seulement
lorsque cette unité sera retrouvée, alors la matière
se “mettra à parler” et nous livrera son secret.
Lorsque toutes les sciences s’assembleront et s’uniront
comme les mots d’une même phrase, alors et seulement
alors, tous entendront la parole divine. C’est la matière,
ellemême, qui témoignera de l’existence du
Créateur. contrairement à l’apparence, la
vraie science ne s’oppose absolumment pas à la vérité
d’un D-ieu créateur et acteur.
L’opposition n’existe qu’entre les “fragments”
de la science et D-ieu. Lorsqu’un homme n’est que
physicien, chimiste, biologiste ou sociologue et qu’il n’est
en possession que d’un seul “mot” il est évident
qu’il ne comprend rien à la “phrase”
et n’entend pas D-ieu lui parler. Dans son orgueil qui l’aveugle
il en conclue “qu’il n’y a rien à entendre”.
S’il avait l’humilité d’admettre que
chaque domaine de la science n’est qu’un “mot
isolé” il comprendrait, alors, pourquoi “il
n’entend rien”. Cependant, malgré lui, le savant
est contraint par la nature, elle-même, à tendre
vers cette unité. De plus en plus, les progrés scientifiques
poussent les chercheurs à admettre le principe d’unité
qui régne au sein de la nature. Les vrais physiciens de
demain seront en même temps des historiens, des économistes,
des psychologues et des poétes. Et lorsque tous les savants
du monde commençeront, enfin, à toucher la verité
vraie, ils découvriront, non sans étonnement, que
la science des sciences n’est autre que la Torah de D-ieu
qui contient l’ensemble et la totalité de la connaissance.
Le vrai savant juif, tel qu’il
apparaitra surtout au moment de la Guéoula, sera en même
temps un médecin, un poète, un peintre, un physicien
et un chimiste. Cela, grâçe au fait qu’il découvrira
dans la Torah elle-même, la racine et la source de toutes
les sciences. Cette Torah qui se dévoilera au moment de
la Guéoula est celle qui raménera l’humanité
toute entière vers D-ieu.
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